home


To shed light on

 

In February 2009, I started reading the last statements of the executed offenders in the state of Texas. These 447 statements are dated between 1982 and the present.

En février 2009 j'entreprends la lecture des rapports de condamnés à mort dans l'état du Texas. Ils contiennent les dernières phrases de ces condamnés. Les rapports au nombre de 447 sont datés de 1982 à nos jours.

                        home      
Take me back, 2011
       
Take me back, 2011
       
Take me back, 2011
               
White cotton, White and red silk, 41.25 x 41.25 cm
       
White cotton, White and red silk, 41.25 x 41.25 cm
       
White cotton, White and red silk, 41.25 x 41.25 cm
               


EVERYTHING IS ALL RIGHT

05 11 2010 – 02 12 2010 - Gare Bruxelles Congrès - 40 Boulevard Pachéco 1000 Bruxelles

 

Content on this page requires a newer version of Adobe Flash Player.

Get Adobe Flash player

EIAR_document1, 2010

Video, 8'


Exposition organisée par Jeunesse et Arts Plastiques (JAP) et Congrès

En décembre 2008 Patrick Carpentier entreprend l'adaptation cinématographique de la pièce de Georg Büchner, Woyzeck. L'histoire est inspirée de l'affaire de Johann Christian Woyzeck (1780-1824), ancien soldat sans emploi, accusé d'avoir poignardé son amante. Il est condamné à mort et exécuté à Leipzig le 27 août 1824.

Afin de créer un récit formellement contemporain, Patrick Carpentier décide de tisser une histoire en croisant des sources d’inspiration diverses: faits divers, écriture intime, méthode linguistique, classique de la littérature et archives. Cette démarche l’amène à la lecture des rapports de condamnation à mort dans l'état du Texas. Ils contiennent les dernières paroles des condamnés. Ces rapports datés de 1982 à nos jours sont au nombre de 447.

Pour sa première exposition personnelle, le cinéaste développe un projet plastique autour de ce qui est dit avant la fin. Au moyen de la sculpture, du son et du mouvement, l’artiste met en lumière ou nous donne à lire une série de textes. Cette forme concrète des paroles invite le visiteur à inventer une interprétation personnelle des extraits, à l’instar du mécanisme d’empathie développé vis-à-vis du personnage d’un film. La présentation des objets témoigne d’une pratique assurée de la scénographie, tandis que leur sobriété toute minimale évoque immanquablement la rigueur et l’économie d’une certaine école belge.

 

 

Sample of the voice-over:

Chronologie 1:33:54

 

                        home      
WE SHALL REST, MY KINGDOM FOR A HORSE, 2010
       
WE SHALL REST, 2010
       
MY KINGDOM FOR A HORSE, 2010
               
Installation view, Congrès station, Brussels, 2010
       
Aluminium, Neon, White translucide PVC, Black vinyl text, 53 x 30 x 10 / 98 x 30 x 10 / 81 x 30 x 10.
       
Aluminium, Neon, White translucide PVC, Black vinyl text  54 x 30 x 10 / 140 x 30 x 10 / 68 x 30 x 10 / 33 x 30 x 10 / 106 x 30 x 10.
               

Extrait de L'ART-MEME #49

un texte de Pascale Viscardy, Bruxelles, 4e trimestre 2010 pdf


[…] En pleine gare, lieu de passage anonyme, peut-on infiltrer autre chose que ce qui est habituellement diffusé dans la sphère publique? Comment bizuter cette géographie larvée et créer une décharge poétique face à cette surenchère de mots à laquelle on ne peut échapper? D’entrée de jeu, We Shall Rest, ultime phrase d’Oncle Vania d’Anton Tchekhov résonne comme un espace de désillusion. My Kingdom for a horse, le final désespéré du Richard III de William Shakespeare, annonce le sacrifice. Empilés les uns sur les autres, ces mots découpés et enserrés dans des caissons lumineux semblent appartenir à un monde qui pourrait aussi bien s’écrouler... Contrepoint fascinant, une bande son lancinante et hypnotique scande des mots ordinaires comme autant de stimuli infernaux.
Formé au théâtre de Jacques Lecoq, cinéaste singulier à la recherche des espaces intermédiaires des non-dits de la relation amoureuse, Patrick Carpentier, plasticien, s’attache depuis février 2009 à la lecture des rapports des condamnés à mort de l’état du Texas, focalisant d’emblée son attention sur la transcription de leurs dernières phrases et, par là même, développe une recherche sur la portée de ce qui est dit en dernier lieu. Quatre phrases extraites de ce corpus sont cristallisées dans des néons à forte puissance qui amplifient leur charge émotionnelle et leur fin tragique, jouant comme le dit si justement Guillaume Bleret “d’une irrépressible intimité du verbe”, verbe lumineux qui charge plus loin encore la noirceur d’un mur. Mis en résonance, l’ensemble du dispositif discursif brise l’espace-temps qui nous est donné en partage, creusant l’intimité des liens qui lient l’artiste au monde dans un passage du je au nous faisant irrémédiablement le (r)accord avec son travail filmographique qui ausculte la première personne du singulier dans un dialogue permanent avec l’autre, convoquant inlassablement le nous universel.[…]


               
Let it shine, 2010
               
Black acrylic on black wall, dimensions vary with installation
Installation view, Congrès station, Brussels, 2010
               

 

 

L'irrépressible intimité du verbe

Un texte de Guillaume Bleret, Bruxelles, Octobre 2010 pdf

 

Du théâtre à l'affichage public, Patrick Carpentier a recours à demultiples formes d'expression pour partager son rapport au monde. Il s'y déploie une altérité qui nous captive dans ce qu'elle a d'individuel et collectif à la fois. En 2006 la sélection officielle de Combat lors de la Berlinale dans la catégorie Forum souligne sans conteste la qualité de son travail. Plus récemment, l'arrivée de la photographie dans ses pratiques l'amène naturellement à s'interroger sur la mise en forme de l'espace.

Dans cette installation, c'est le discours qui occupe la place centrale. Cette nouvelle démarche ne se concentre pas tant sur le sens des mots que sur leur concrétude temporelle et géographique.

La survenance d'un ensemble de lettres dans notre champ visuel entraîne immédiatement un acte de lecture, que celui-ci soit volontaire ou inconscient. De même l'audition de mots suscite en nous des images, qui peuvent détourner notre attention de manière ponctuelle ou durable.

Il existe cependant un décalage entre nos réflexes compréhensifs et notre prise de conscience effective. Celui-ci est facilement observable lorsque nous sommes confrontés à un environnement linguistique étranger.En le soulignant, Patrick Carpentier ne joue pas sur la signification des mots mais sur une désorientation culturelle. Il nous invite à une déconnection poétique et momentanée, un détachement intellectuel dans sa forme la plus authentique.

 

 

                            home     
I always wanted to tell you, 2010
       
I always wanted to tell you, 2010
       
I always wanted to tell you, 2010
       
I always wanted to tell you, 2010
       
Installation view, Congrès station, Brussels, 2010        
Installation view, Congrès station, Brussels, 2010
       
Neon L30 W/80 Cool White, White Vinyl text, 92.5 X 7 X 4 cm
       
Neon L30 W/80 Cool White, White Vinyl text, 92.5 X 7 X 4 cm